Jeu rapide BASKET : les notions indispensables pour comprendre

Entrainement basket U13 : l’essentiel

Le jeu rapide basket et l’occupation du terrain est un thème primordial en jeune. Il est souvent prioritaire dans les apprentissages pour nombre d’entraineurs. Que se passe-t-il lorsque vos jeunes récupèrent la balle en défense ? Ils courent et ils se projettent vers l’avant…mais c’est compliqué, leurs connaissances, leurs repères dans l’espace et leur maitrise technique limitée rendent l’exécution laborieuse. C’est la ou vous intervenez, il faut rapidement leur donner le cadre idéal pour faciliter l’apprentissage et gagner en efficacité. Suivez moi !!

Sur le même thème :

Sommaire

Pourquoi jouer vite en jeune ?

Que vous le vouliez ou non, vous n’avez pas d’autres choix si vous souhaitez former. Et oui, le jeu rapide au basket est un incontournable et faire fi de cela vous mènera à l’échec et ce pour plusieurs raisons.

Tout d’abord les enfants veulent courir, leur plaisir passe par cette étape. C’est pour cette raison qu’ils font du basket et non des échecs ou du judo. C’est bien la course, la vitesse et l’attrait du panier qui les a orientés vers le basket. Par conséquent pensez course sans cesse, tant dans la construction de vos séances que dans vos consignes de matchs.

Ensuite la raison est physique, les enfants ont besoin de courir. Ils ont quelques années pour développer leur capacité pulmonaire et c’est bien à vous des les y aider. Nous savons tous que lorsque la vitesse n’est pas développée, les fibres rapides du corps se transforment en fibre lente et c’est irréversible. Enfin, le jeu rapide emmène des situations de surnombre voire de 1c0 et c’est probablement les seules situations ou les enfants peuvent s’exprimer au départ. Qui peut seulement imaginer que des enfants de 9-10 ans puissent jouer des situations de demi terrain correctement ?

Jeu rapide basket meneur

Jeu rapide basket : Caractéristiques par catégories

A chaque catégorie correspondent des problématiques différentes. Elles sont liés au développement naturel de l’enfant. Les années amènent une progression technique mais aussi moteur et cognitive. Voyons ensemble les principaux problèmes inhérents à chaque catégorie.

U9-U11

Pour les plus jeunes vous allez être confronté en premier lieu au phénomène d’attirance à la balle. Cette envie d’avoir le ballon va forcément ralentir le jeu, pourquoi ? car ce sont les non porteurs qui amène la vitesse en se projetant vers l’avant. Or le fait de vouloir le ballon les fait courir à la même vitesse que le porteur. La conséquence directe étant de gêner celui-ci dans sa progression mais également de ne pas offrir de solutions vers l’avant, laissant l’avantage aux défenseurs.

L’autre problématique importante sont les temps de latence (moment ou il ne se passe rien). Les enfants ont beaucoup de mal à analyser les changements d’état. Comment je sais que je suis attaquant ? défenseur ? Qu’a sifflé l’arbitre et donc est-ce-que le ballon est à moi ou aux adversaires ? C’est donc un élément évidemment contraignant pour jouer vite.

U13

Les joueurs en U13 ont des capacités de compréhension plus grande, cependant le souci de projection vers l’avant est toujours présent. A contrario ils sont plus à même de comprendre pourquoi ils ne doivent pas attendre le porteur de balle. Mais c’est cependant quelque chose que vous devez encore travailler et renforcer.

La difficulté première en U13 va plutôt concerner l’occupation du terrain, vos joueurs sont plus en capacité de se projeter vers l’avant mais ils le font sans être coordonnés collectivement. Enfin il y a également le souci du porteur de balle qui, grâce au progrès technique effectués peut prioriser le dribble à la passe. Ce souci est renforcé également par la difficulté de visualisation de la situation balle en main. La catégorie U13 est celle ou le travail sur le jeu rapide basket est le plus conséquent en terme de volume d’apprentissage.

U15

Dans la catégorie U15, qui est vraiment une catégorie charnière, les difficultés sont d’apprendre les timings du jeu rapide. Ils sont souvent dans la précipitation et l’excès de vitesse alors que leur développement leur permet de faire autre chose.

En effet, il faut les préparer aux catégories suivantes ou le jeu demi terrain sera plus présent. Le développement des intentions de jeu rapide doit toujours primé mais ils ont du mal à identifier les situations ou l’on peut et doit jouer vite….et celles ou il ne faut pas.

Jeu rapide duel

Jeu rapide basket : Comment apprendre à jouer vite ?

Jouer vite et bien cela s’apprend. L’immense avantage c’est que la vitesse chez les jeunes n’est pas contre nature. L’apprentissage se fera donc plutôt bien et rapidement. De plus il permet d’emmener des situations d’entrainements ludiques et de mise en réussite.

L’intention prioritaire

La première chose lorsque vous abordez le jeu rapide est de prioriser les intentions. L’acceptation des erreurs doit être très important. Il est plus utile notamment sur la catégorie minibasket de jouer très vite, que de réussir à chaque fois. Alors félicitez les en permanence dés lors que leur objectif était d’aller très vite. L’intention prime sur la réalisation.

Ensuite accompagnez les impérativement dans le développement transitionnel. Construisez vos séances en intégrant ce paramètre, vous pouvez l’améliorer en axant votre travail comme suit :

  • Un exercice ne finit jamais sur un tir manqué
  • Apprenez leur l’arbitrage !!! Et surtout à identifier ce qui est sifflé, pour déjà être sur l’action suivante.
  • Récompensez les situations qui vous intéresse (plus de points ou autres, ex : 1c0)

Les étapes incontournables

Pour réussir à faire jouer vos jeunes sur des intentions de vitesse il faut des étapes qui répondent aux problématiques que nous avons évoquées dans le chapitre précédent. Les étapes principales sont aux nombre de quatre. Je vous met entre parenthèse les catégories repères même si, nous le disons souvent, cela n’a plus grande réalité (répondez plutôt à la problématique de votre groupe plus qu’à leur problématique supposée de catégorie).

Il est important jusqu’à la catégorie U13 de ne pas désigner de « meneur » et encore moins de joueurs qui font les touches ! L’important étant de jouer vite et d’éviter les temps de latence, le premier qui a la balle joue !

  • Améliorez la transition je défend-j’attaque. Obliger à jouer très vite les touches et remise en jeu (U9-U11). Valable dans toutes les catégories et à répéter
  • Projection vers l’avant des non porteurs de balle, ne pas gêner le porteur de balle (U9-U11)
  • Occuper le terrain correctement sur relance et apprendre au porteur de balle à prendre l’information (U11-U13)
  • Définir les rôles et structurer (quand doit-on s’arrêter de jouer le jeu rapide ? qui va ou ? U13-U15)

Jeu rapide basket : un exemple de méthodologie

L’occupation du terrain

Ha l’occupation du terrain ! Vous luttez au quotidien avec cela, vos exercices de relance avec les plots qui délimitent les couloirs en attestent. Vous êtes cohérent dans vos consignes et celles-ci sont chez les plus jeunes les mêmes ou presque que l’ensemble des coachs. Il faut jouer large, occuper la largeur du terrain, chercher les joueurs seuls vers l’avant, courir lorsque l’on est non porteur de balle… Et pourtant, vos joueurs :

  • Restent à coté du porteur de balle
  • Courent mais pas assez large à votre goût
  • Sont à plusieurs dans le même couloir de course

Les jeunes ont du mal à appliquer vos consignes. Ils le font durant l’entrainement car vous êtes proches d’eux mais il est difficile de faire comprendre à l’ensemble du groupe, en même temps, toutes vos intentions. Or sur l’occupation du terrain si seulement deux joueurs ne sont pas dans les consignes il est difficile de se projeter collectivement. En effet ces deux joueurs gênent le jeu par leur mauvais placement (soit en ralentissant le porteur, soit en gênant les solutions de passes).

Le jeu rapide basket : imagez vos intentions

Pourtant il existe une manière simple de faire comprendre à tout un groupe en même temps vos intentions. Vous savez quelle attention je porte particulièrement à l’adaptation verbale à votre public. Il faut, pour concerner tout votre groupe, parler simplement et de manière imagé.

Dans cette vidéo je vous montre l’astuce de Spiderman sur le terrain et en image pour faire jouer vos jeunes large, dans les bons couloirs et tout cela SANS plôts !

Pour aller plus loin :

Vous verrez que la représentation mentale est d’une efficacité redoutable et ce dés le premier passage suivant l’explication.

0 commentaires

Soumettre un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Share This