Le suivi médical dans le basket amateur

    Ha le suivi médical …..Chers collègues…..vous aussi vous êtes confronté à des parents qui vous laissent un message en vous disant : «  Désolé, lucie ne sera pas là ce soir elle a mal à sa cheville » ou «  Julien s’est blessé à l’école il ne sera pas à l’entrainement ».Et puis la suite bizarrement, et bien l’enfant peut venir au match. Et la semaine d’après il a mal et cette situation s’étale dans le temps sans que personne ou presque ne s’en préoccupe. Le suivi médical est succinct voire inexistant.

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    La réalité au quotidien

    A la fin, c’est l’entraineur qui conseille aux parents de consulter, chose qu’ils font. Leur retour est sans appel : Arrêt de sport pendant 15 jours / 3 semaines. « Qu’est ce qu’il a ? » « On sait pas le médecin a dit arrêt de sport ».

    Est ce que l’on peut dés lors parler de suivi médical ?

    Il faut absolument se pencher sur cette question pour la raison simple que prendre soin du corps n’est pas l’apanage des joueurs de hauts niveau. D’autant plus que vos joueurs ne vivront pas de leur discipline et auront une vie professionnelle à coté. Les exemples de joueurs arrêtés et non suivis sont légions (tendinites, Osgood, entorse etc….). Nous ne prenons pas soin de nos jeunes et il faut l’admettre. Or nous sommes passifs, certainement aussi car nous avons tout à fait conscience de nos manques dans ce domaine.

    Suivi médical
    Suivi médical et basket amateur

    Suivi médical : Quelles pistes de réflexion ?

    Mais qu’en est il du soutien médical vis à vis de ces légers traumatismes dues à notre pratique ? A qui doit-on s’adresser ? Quel médecin est compétent ? Quel protocole suivre ?

    Quelques pistes me semblent déjà incontournables :

    1- Trouver des médecins référents (en terme de compétence !)

    Le suivi médical de qualité démarre par des compétences. Et comme dans tout domaine il y a des médecins plus apte que d’autre dans le domaine des symptômes des sportifs. Il s’agit ici de réussir à déterminer au sein de votre structure ou se trouve ces compétences dans votre domaine. Ensuite il est intéressant d’en faire une liste qu’on peut communiquer aux parents en amont de la saison.

    2- Former les entraineurs sur les formations de cadre

    Le constat est sans appel….les contenus sur les préventions des blessures, l’apprentissage de la pose d’un strap, les gestes à appliquer ou ne surtout pas appliquer sur une blessure en match… sont aux abonnés absents. J’aimerais tant que coach et entraineur être capable de poser un strap de qualité, doit-on le faire lorsque l’on a un doute sur cette pose et que le joueur nous le demande ? Il y a la quelque chose de dérangeant de voir que les premiers exposés aux symptômes ne sont pas formés. De la même manière un protocole bien établi en fonction de la situation pourrait être d’une grande aide.

    3- Eduquer les parents (une blessure est importante / le rapport à l’entraineur etc….)

    Les parents ne sont pas des spécialistes, or souvent ils se comportent comme tel. En effet ce sont eux qui parfois décident que l’enfant doit s’arrêter, ou bien reprendre et parfois sans aucun avis médical. Quels comportements devons nous, les entraineurs, adopter sur cette situation ? Est-ce aux parents de décider des timing d’activité de leur enfant qui a un « bobo » (ou plus. Il me semble utile de leur conseiller rapidement de consulter et de ne pas attendre) ? Le temps est vital dans les remises en route et parfois c’est ce temps qui passe, (parfois en plus en pratiquant lorsque l’enfant à moins mal)….qui fait beaucoup de dégats.

    4- Eduquer les joueurs

    Un joueur doit s’écouter, et cela s’apprend. La douleur n’est ni plus ni moins que le seul moyen pour le corps de prévenir que quelque chose cloche et qu’il faut s’en occuper. Donc il faut leur dire que si ils ont mal il doivent s’écouter. Et s’écouter c’est parfois s’arrêter, notamment avant que les symptômes supportables deviennent de la douleur.

    J’ai écrit cet article suite à quelques échanges avec Sylvie LECOINTE, infirmière puéricultrice et réflexothérapeute, qui, dans le cadre d’une association (Le PEPPS, Pôle Education Prévention Santé Sport) met en place depuis peu des projets pour soutenir les clubs dans cette démarche globale de réflexion.

    Je vous invite à aller voir sa page et pourquoi pas prendre contact avec elle via la page Facebook de son association

    https://www.facebook.com/asso.pepss/

    Pour aller plus loin :

    1 Commentaire

    1. Denis

      Bonjour.

      Je suis coach en suisse et kiné (physio ici)
      Les problèmes soulevés sont partout les mêmes. Il est impératif d’avoir un staff de médecins de référence pour faire le tri.
      Pour ce qui concerne les coachs, c’est bien de savoir faire un tape de cheville, doigt, etc. Mais le plus important est de respecter les consignes médicales mené si elles obligent un bon élément à mettre le clignotant pour quelques semaines. N’oubliez jamais qu’un ado n’est pas un petit adulte mais un enfant qui grandit, avec toutes les contradictions physiques et psychiques que cela peut comporter.
      Enfin, un point essentiel: avoir un contact régulier avec les parents pour désamorcer des situations qui peuvent devenir problématiques (j’ai mal je ne viens pas c’est peut-être je profite pour faire autre chose quand mes parents ne pensent à l’entraînement)
      Merci pour l’article 🙂

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